Histoire
C'est en 1932, que J. Chadwick, Nobel de physique enseignant à l'université de Cambridge, découvrit le neutron.
Cette trouvaille entraîna la découverte du phénomène de la fission et permit de l'utiliser à des fins civiles (centrales nucléaires, domaine médical) et militaires (armes nucléaires).
Le phénomène de la fission fut décrit le 17 décembre 1938 par deux chimistes allemands (Otto Hahn et Fritz Strassmann), et une physicienne autrichienne (Lise Meitner), mais ne fut pas reconnu car elle était juive.
Cette description fut importé à Princeton en 1939, où Niels Bohr à fait part à Einstein des découvertes de ses collègues, précédemment cités, et de leur hypothèse selon laquelle qu'un bombardement de neutrons sur des noyaux d'uranium provoquerait leur scission et une production importante d'énergie : la fission nucléaire.
Le phénomène ne resta pas secret, ce qui permit le développement de cette technologie. De nombreuses expériences ont été réalisées et ont mis en évidence la réaction en chaîne. Le 6 décembre 1939, plus d'une centaine de publication sont recensées par Review of Modern Physics.
Développé par le physicien Robert Oppenheinmer et le général Leslie Groves, le projet Manhattan est la première application pratique de la fission nucléaire. Ce projet militaire avait pour but de prendre de l'avance sur les recherches nucléaires potentielles de l'Allemagne nazie, qu'Enstein supposait réelles. Einstein, malgré la rumeur, n'a pas participé à la création de Little Boy et Fat Man, les premières bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki le 6 et 9 aout 1945.
Les recherches civiles, qui nous concernent principalement, sont pour la plupart tournées vers la production d'énergie pour la population. Nous parlons évidemment des centrales nucléaires. Les premières générations sont apparues à la fin des années 1960. Elles utilisaient des barres de graphite pour réguler les apports en neutrons. Cette technologie fut à l'origine de la catastrophe de Tchernobyl. En effet les barres de sécurité chargées de contrôler la réaction fûrent retirées à la suite d'une erreur humaine. La réaction en chaine s'emballa, car le graphite immobile et résistant à la chaleur permit l'avancement de cette réaction. La chaleur trop intense fit exploser le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl le 26 avril 1986 en Ukraine.
De nos jours, nous utilisons les réacteur REP, réalisés après 1970, à eau pressurisée qui remplacent le graphite. En cas de retrait des barres de sécurité, la réaction en chaine échauffe l'eau et la fait s'évaporer, empêchant la réaction de continuer et de recréer un nouveau Tchernobyl.
Cependant, la pratique semble ratrapper la théorie. En effet, le séisme s'étant déclaré le vendredi 11 Mars 2011, au large de sendai au Japon, semble avoir provoquer une fuite dans le réacteur. Un nuage de césium radioactif s'est échappé d'un réacteur de la centrale de Fukushima-Daiichi, et se disperse un peu partout au Japon.

L'hydrogène en rentrant en contact avec l'oxygène de l'air à provoqué cette explosion, qui laisse un trou béant par lequel s'échappe le césium 137.
Malgrès une injection d'eau de mer dans la cuve, elle reste encore en fusion.
Lieu de la catastrophe :
source : lemonde.fr